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JOURNEE DU 23 JUIN 2018 EN CORREZE
L'Association des Amis du Patrimoine de la Haute-Auvergne a effectué dans le cadre de ses activités, une journée découverte dans le département voisin de la Corrèze.Ce périple par très beau temps, a commencé par l'un des sites les plus pittoresques du Limousin, avec la visite des cascades de Gimel dont la notoriété et la sauvegarde ont été assurées grâce au peintre et écrivain, Gaston VUILLIER (1845-1915), et classées depuis 1913 au titre des sites et monuments naturels. Cette promenade s'est poursuivie dans le village, avec la visite de l'église Saint-Pardoux, construite à la fin du 15ème siècle (classée MH) et ayant fait l'objet ces dernières années, d'importants travaux de restauration ; elle comporte de très belles boiseries (amovibles) du chœur et peintures murales, et un ensemble d'objets mobiliers de grande valeur, notamment une splendide châsse-reliquaire du 12ème siècle.L'étape suivante fut, l'après-midi, la préfecture de Tulle, avec la cathédrale Notre-Dame, au pied du quartier historique du Trech. Son intérieur est caractérisé par le grand vitrail de son chœur où la couleur bleue domine, œuvre du maître-verrier parisien, Jean-Jacques GRUBER, une tapisserie d'Aubusson, travail de Roman OPALKA, au décor minimaliste aux tons d'or, son orgue monumental et son mobilier religieux moderne. L'importance de la construction lancée au tout début du 12ème siècle, sur le site d'une ancienne abbaye bénédictine fondée à la fin du 7ème siècle, a nécessité 2 siècles de travaux pour les terminer.

Remarquons qu'en 1796, la coupole s'est effondrée, entraînant dans sa chute le transept et le chœur. Il ne reste aujourd'hui que la nef fermée par un mur droit élevé en 1805 lorsque le culte fut rétabli après la révolution.Ce fut ensuite la découverte du cloître, édifice gothique du 13ème siècle, avec les fresques de la salle capitulaire, début 14ème siècle et les gisants des trois papes "corréziens" d'Avignon (dont la copie de celui de Clément Six, à La Chaise-Dieu). Le musée de peintures est accueilli également dans une des ailes du cloître.Tout ce patrimoine est bien sûr, classé monument historique (1862).Il faut signaler parmi d'autres édifices remarquables (tribunal, etc…) du patrimoine bâti de la ville, le théâtre municipal (inscrit à l'ISMH) construit en 1900; il est un témoignage des premières constructions en béton armé, en France et de l'Art déco avec ses mosaïques.Egalement, un passage le long de l'Avenue Charles de Gaulle, artère centrale, pour se rendre devant l'Hôtel de la préfecture (MH), en travaux, s'imposait, au vu de l'importance de cet édifice reprenant l'architecture de style Louis treize, réalisé dans la 2ème moitié du 19ème siècle, au sein d'un beau parc, et du rôle tenu par ce lieu symbolique dans la vie et l'histoire locales.Sur le chemin, se trouve une fontaine surmontée de statues en pierre représentant deux bavardes, les clampes !A souligner la vue depuis le quai longeant la Corrèze, donnant sur l'ancien grand séminaire de Tulle, devenu par la suite la caserne Marbot, et siège aujourd'hui du Conseil départemental de la Corrèze, alliant après des travaux ambitieux, les anciens bâtiments et la chapelle avec une architecture résolument moderne, pour constituer un ensemble majestueux dominant l'une des collines de Tulle.Le point de la dentelle de Tulle dont le promoteur fut Etienne BALUZE, tulliste, bibliothécaire proche de COLBERT, était également à l'honneur, tradition que l'on essaie de relancer.Enfin, n'oublions pas que Tulle fut aussi jusqu'à la fin des années 1990, au-delà de son rôle rural, administratif et religieux pendant des siècles, une cité de tradition industrielle et ouvrière avec la présence importante d'usines d'armement dont l'origine remonte à 1690 et confirmé par décret royal de 1777.